Brigitte et Stéphane ne s’étaient pas parlé depuis vingt ans. La succession de leur père
les a forcés à se retrouver.
succession/ famille / décès / héritage / testament
Un frère. Une sœur. Vingt années de silence. En réalité, le conflit n’était pas entre eux au départ, mais entre le frère et les parents. Il avait quitté la famille et rompu les liens. Elle, au contraire, est restée. Elle a accompagné ses parents jusqu’au bout. Présente quotidiennement pour les assister dans leurs derniers jours.
Au décès du dernier parent, ils se retrouvent tous les deux héritiers. Contraints de se faire face. Chacun avec sa lecture de la situation, et de ses émotions. Très vite, le frère soupçonne. Il demande à éplucher chaque mouvement bancaire. Demande des centaines de justificatifs. Et surtout, il conteste le testament du père, qui attribue la quotité disponible à sa sœur et lui attribue expressément la maison.
Notre premier réflexe a été celui que nous privilégions toujours : tenter l’amiable. Échanger avec l’autre avocat. Communiquer spontanément toute pièce utile. En matière successorale, tout doute de l’un ne fait qu’alimenter de vieilles rancœurs. Et le doute ne se combat que par une transparence totale dans les opérations de comptes et de partage.
Mais ici, le conflit était trop enkysté. Les positions figées. Le frère a assigné notre cliente, traumatisée par cette tournure judiciaire.
Alors nous avons changé de terrain. Fini les concessions.
Avec notre cliente, nous avons repris l’intégralité des comptes du père. Ligne par ligne. Année après année. Nous avons mené en binôme un travail de fond rigoureux, organisé chaque document. Des dizaines de pages de calculs, de tableaux, d’analyses.
Notre méthode était de dépassionner le débat face aux accusations injustifiées du frère, et d’être les plus structurés possibles dans notre démonstration pour ne laisser aucun doute.
Le juge a été convaincu.
Le frère a été débouté de toutes ses demandes.
Le testament validé.
Les comptes approuvés.
La décision, parfaitement motivée, reprenant nos arguments, n’a pas fait l’objet d’appel.

